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édito

Formation professionnelle : Bousculer les préjugés

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Abdellah Chankou

La formation professionnelle ne doit plus être regardée comme une voie de résorption de l’échec scolaire ou la dernière chance pour les exclus du système éducatif national. Ces préjugés qui n’ont plus lieu d’être ne résistent pas à la réalité : De nos jours, les filières manuelles et les nouveaux secteurs d’activité  offrent plus d’opportunités que les professions dites prestigieuses frappées de saturation.

Dans un contexte de chômage galopant qui touche  de plus en plus de jeunes, la formation professionnelle  peut au contraire être une issue pour une meilleure insertion sociale et un facteur d’épanouissement et de réussite des demandeurs d’emplois.  Et puis, n’est-il pas intéressant de réussir et s’épanouir dans un métier que l’on exerce par vocation plutôt que de s’ennuyer en cherchant indéfiniment son avenir dans des études générales hypothétiques ? Là intervient le rôle de l’OFPPT qui, en plus des nouveaux métiers du Maroc comme l’aéronautique, l’automobile et l’aéronautique, forme des jeunes pour divers filières telles que l’agroalimentaire, tourisme, BTP, cuir, transport et logistique, TIC, paramédical, énergies renouvelables et tout récemment le golf et le PNC. Sans oublier les métiers manuels traditionnels comme la  menuiserie, peinture, électricité et plomberie qui attirent toujours plus de candidats … Avec ses ITA (instituts de technologies appliquée), ses CQP (centres de qualification professionnelle) et ses CFP (centres de formation professionnelle),  l’OFPPT est devenu incontournable pour la préparation d’une main d’œuvre  qualifiée et prête à l’emploi pour toutes ces filières. Certes, de plus en plus de parents issus notamment des milieux défavorisés regardent la formation professionnelle avec des lunettes nouvelles, mais beaucoup reste à faire pour changer les mentalités et se rendre une fois pour toutes à cette évidence : tous les Marocains ne peuvent pas être médecins, pharmaciens, architectes,  experts-comptables, gestionnaires, financiers, etc…. D’où l’importance des formations intermédiaires, pratiques et assez courtes  dont les lauréats sont très demandés sur le marché du travail.  Or, le grand changement à ce niveau-là doit aussi s’opérer dès l’école grâce à une orientation efficace qui dirige les élèves bien avant la 7ème année vers telle ou telle filière en fonction des aptitudes spécifiques de chacun. Le Maroc doit dans ce domaine s’inspirer davantage de l’Allemagne dont  la réussite économique et la garantie de sa compétitivité industrielle est assurée principalement  par son système de formation professionnelle performant. Axé sur un dispositif dual ou en alternance puisque la formation se déroule dans l’école et en entreprise, il permet aux apprenants d’obtenir une formation complète et solide nourrie par un savoir-faire concret acquis in situ. L’OFPPT a adopté il y a plusieurs années ce dispositif de formation en alternance qu’il s’agit de généraliser et de renforcer en impliquant davantage l’ensemble des partenaires sociaux y compris dans le contenu de formation. La lutte contre le chômage est à ce prix.

Tous les Marocains ne peuvent pas être médecins, pharmaciens, architectes, experts-comptables, gestionnaires, financiers, etc…. D’où l’importance de formations intermédiaires, pratiques et assez courtes  dont les lauréats sont très demandés sur le marché du travail.

Abdellah Chankou

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